Thème #6
Droits procéduraux
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Question
Quelles garanties sont offertes aux personnes hospitalisées sans leur consentement ?
Réponse
Mesure la moins restrictive possible ; examens médicaux dans les 24 h puis avant 72 h ; contrôle systématique du JLD avant le 12ᵉ jour (puis à 6 mois) pour les hospitalisations complètes ; saisine possible du juge par la personne ; intervention de la CDSP selon les cas (notamment en péril imminent et au-delà d’un an), pas “à chaque renouvellement”.
Question
Que prévoit le statut du suspect libre lors d’une audition policière ?
Réponse
En audition libre (art. 61-1 CPP), la personne n’est pas retenue : elle est informée de la nature, de la date et du lieu de l’infraction, du droit de se taire et d’être assistée d’un avocat ; elle peut quitter les locaux à tout moment. Si une contrainte s’avère nécessaire, il faut placer en garde à vue. Il n’existe pas de « rétention maximale de 4 heures » pour le suspect libre.
Question
Quelles sont les limites imposées aux mesures d’isolement et de contention en psychiatrie ?
Réponse
L’isolement ne peut excéder 12 heures par décision, renouvelable par un psychiatre avec motivation médicale. Au plus tard à 48 heures cumulées d’isolement ou 24 heures cumulées de contention, le JLD est saisi et contrôle la mesure ; toute prolongation au-delà est subordonnée à son autorisation. Traçabilité et information du patient sont obligatoires.
Question
Quels droits fondamentaux sont reconnus au gardé à vue dès le début de la mesure ?
Réponse
Droit à la dignité, à faire prévenir un proche, à un médecin, à l’assistance d’un avocat (avec consultation de certaines pièces : PV de placement/prolongation, certificat médical, PV d’audition de l’intéressé), à un interprète et au silence (art. 63-1, 63-3, 63-4-1 CPP). L’enregistrement audiovisuel des auditions n’est pas général : il est obligatoire pour les crimes (et certains cas) ou pour les mineurs selon les textes, pas pour toutes les gardes à vue.
Question
Quelle durée maximale de détention provisoire est prévue en matière criminelle ?
Réponse
En matière criminelle, la détention peut durer jusqu’à trois ans avant la clôture de l’instruction ; pour certains crimes (terrorisme, criminalité organisée), elle peut être portée à quatre ans ; une audience périodique doit vérifier si le maintien en détention est justifié.
Question
Quelles voies de recours s’offrent à une personne placée en détention provisoire ?
Réponse
Elle peut faire appel de l’ordonnance de placement ou de prolongation devant la chambre de l’instruction ; elle peut demander sa mise en liberté à tout moment (art. 148-1 s.) ; depuis 2021, elle peut contester ses conditions de détention devant le JLD sur le fondement de l’art. 803-8 CPP (délais de 10 jours pour statuer). Le référé-liberté ne s’applique pas au JLD (c’est un recours de l’ordre administratif).
Question
Droit à un recours effectif : quel est son objet principal ?
Réponse
Assurer que chaque personne puisse faire valoir ses droits devant un juge ou une autorité indépendante et contester les décisions, afin que les libertés et droits fondamentaux ne restent pas lettre morte
Question
Quels instruments internationaux garantissent le droit à un recours effectif ?
Réponse
L’article 2 §3 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’article 13 de la Convention EDH (complété par les articles 5 et 6), et l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE garantissent à toute personne la possibilité de saisir une instance pour faire cesser la violation d’un droit
Question
Quelle jurisprudence administrative française consacre l’existence d’un recours contre tout acte administratif sans texte ?
Réponse
L’arrêt CE, Dame Lamotte (1950) reconnaît un recours pour excès de pouvoir même sans texte et le CE, D’Aillières (1947) garantit le recours en cassation contre toute décision juridictionnelle
Question
Quelles sont les principales entraves matérielles à l’effectivité du recours ?
Réponse
Des formalités excessives, la complexité des règles, le coût de la procédure ou l’obligation d’assistance d’un avocat peuvent dissuader une personne d’agir; la Cour EDH sanctionne de telles entraves (affaires Poitrimol, Geouffre de la Pradelle, Aït-Mouhoub)
Question
Comment l’aide juridictionnelle favorise-t-elle l’accès à la justice ?
Réponse
La justice est en principe gratuite et la loi du 10 juillet 1991 instaure une aide juridictionnelle permettant aux personnes ayant de faibles ressources d’obtenir un avocat; ce droit, reconnu par la Charte de l’UE, a une valeur constitutionnelle et s’applique aux étrangers en situation irrégulière depuis une décision QPC de 2024
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Question
Quels sont les apports des actions de groupe en matière d’accès à la justice ?
Réponse
Introduites en 2014 et unifiées par la loi 2025-391, les actions de groupe permettent à des associations et syndicats d’agir pour obtenir la cessation d’un manquement et la réparation collective de préjudices, réduisant le coût individuel du recours
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Question
Sous quelles conditions l’article 6 de la Convention EDH est-il applicable ?
Réponse
Il faut l’existence d’un « tribunal » (organe qui tranche en respectant une procédure), d’une contestation en matière civile ou commerciale ou d’une accusation en matière pénale; pour la qualification pénale, la Cour tient compte de la qualification interne, de la nature de l’infraction et de la gravité de la sanction encourue
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Question
En quoi consiste le droit d’accès à un juge selon la Cour EDH ?
Réponse
La Cour EDH déduit de l’article 6 le droit d’introduire une instance; l’État peut prévoir des restrictions (délais, conditions de forme), mais celles-ci doivent poursuivre un but légitime et être proportionnées; les obstacles excessifs à l’accès sont sanctionnés.
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Question
Quels principes procèdent du droit à un procès équitable pour les droits de la défense ?
Réponse
Le principe du contradictoire et l’égalité des armes: chaque partie doit connaître et discuter les éléments du dossier et disposer des mêmes prérogatives procédurales; l’article 6 § 3 CEDH garantit notamment le droit d’être informé des charges, de disposer du temps et des moyens pour se défendre, de se faire assister et d’interroger les témoins
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Question
Quelle est la portée de la présomption d’innocence en droit français et européen ?
Réponse
Inscrite à l’article 9-1 du Code civil et à l’article 6 § 2 CEDH, elle impose que toute personne soit considérée innocente tant que sa culpabilité n’est pas légalement établie; elle implique le droit au silence et la charge de la preuve incombe à l’accusation.
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Question
Quels critères permettent d’apprécier l’indépendance et l’impartialité d’un juge ?
Réponse
L’indépendance s’apprécie notamment à travers le mode de désignation, la durée des fonctions et la protection contre les pressions; l’impartialité comprend un aspect subjectif (absence de parti pris personnel) et un aspect objectif lié à l’apparence de neutralité et à la séparation des fonctions juridictionnelles
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Question
Comment la Cour EDH a-t-elle consacré le droit à l’exécution des décisions de justice ?
Réponse
Dans l’arrêt Hornsby c. Grèce (1997), la Cour a jugé que l’effectivité du droit d’accès à un tribunal implique l’exécution de la décision; elle en a fait un droit autonome dans l’arrêt Lunari c. Italie (2001)
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