Annales

Annales - Sujets de Réflexion

106 cartes disponibles

Question
[AVANT 2018] Commentez l’alinéa 6 du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, sur la liberté syndicale
Réponse
Proposition de plan Intro: définitions & contexte (sources; enjeux) I) Cadre juridique (principes/acteurs/textes) II) Mise en balance & contrôle (objectifs d’IG; proportionnalité; rôle du juge) III) Évolutions & pratiques (réformes; comparaisons; risques/opportunités).
Question
[2018] Il vous est demandé de vous mettre à la place de la France et d’imaginer les arguments et observations que celle-ci a pu faire valoir devant le comité des droits de l’homme des Nations Unies afin de dépendre le bien-fondé de la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public
Réponse
Proposition de plan : Intro: définitions & contexte (sources; enjeux) I) Cadre juridique (principes/acteurs/textes) II) Mise en balance & contrôle (objectifs d’IG; proportionnalité; rôle du juge) III) Évolutions & pratiques (réformes; comparaisons; risques/opportunités).
Question
[2023] L’environnement peut-il être protégé par les libertés fondamentales?
Réponse
Proposition de plan : Intro: définitions & contexte (sources; enjeux) I) Cadre juridique (principes/acteurs/textes) II) Mise en balance & contrôle (objectifs d’IG; proportionnalité; rôle du juge) III) Évolutions & pratiques (réformes; comparaisons; risques/opportunités).
Question
[2023] La citation reproduite présente-t-elle une résonance aujourd’hui? « L’acte de procréation est l'acte de liberté par excellence. La liberté entre toutes les libertés, la plus fondamentale, la plus intime de nos libertés. Et personne, comprenez-moi, Messieurs, personne n'a jamais pu obliger une femme à donner la vie quand elle a décidé de ne pas le faire. [. . . ] Vous ne devrez pas esquiver la question qui est fondamentale. est-ce qu'un être humain, quel que soit son sexe, a le droit de disposer de lui-même? », Gisèle Halimi, plaidoirie lors du procès de Bobigny, 1972?
Réponse
Proposition de plan : Intro: valeurs en tension (dignité, autonomie, santé publique) + actualité (constitutionnalisation IVG 2024) I) Cadre juridique (CSP; CEDH art. 8; consentement/traçabilité; intérêt supérieur de l’enfant) II) Points sensibles (délais/conditions; égalité d’accès; clause de conscience; contrôle du juge) III) Évolutions (progrès médicaux; comparative UE; garde‑fous éthiques).
Question
[2020] Pour protéger un animal et interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit commis à son encontre par une personne, peut-on invoquer une légitime défense des animaux ?
Réponse
Proposition de plan : Intro: évolution du statut (C. civ. art. 515‑14) I) Protections (pénal – sévices; civil – réparation; adm. – police, expérimentation) II) Tensions (traditions/économie vs bien‑être; exceptions – corrida, abattage) III) Perspectives (renforcement sanctions; contentieux associatif; influences UE).
Question
[2019] La liberté syndicale?
Réponse
Proposition de plan : Accroche : 1946 (Préambule, al. 6 : « Tout homme peut défendre ses droits et intérêts par l’action syndicale… ») ; consécration constitutionnelle (CC, 1971 Liberté d’association ; CC, 2007—2008 sur représentativité). Sources : C° (Préambule 1946), CEDH art. 11, OIT n°87 et 98, Code du travail. Problématique : Comment concilier l’effectivité d’un droit fondamental collectif/individuel avec son encadrement dans l’entreprise et le service public ? Annonce : I/Portée et contenu ; II/Encadrement, limites et recompositions. I – Portée et contenu d’un droit fondamental à double dimension A) Fondements et titulaires : dimension individuelle (adhérer/ne pas adhérer ; non-discrimination) et collective (créer un syndicat, se constituer, s’affilier). B) Prérogatives : action syndicale (expression, affichage, local, heures de délégation), représentation (représentativité, sections syndicales), négociation collective (accords, articulation branche/entreprise). II – Encadrement, limites et recompositions contemporaines A) Limites légitimes : ordre public de l’entreprise, continuité du service public, devoir de neutralité des agents, contrôle de proportionnalité (CEDH art. 11 §2). B) Protections et sanctions : statut protecteur, délit d’entrave, contentieux anti-discrimination. Mutations : atomisation du salariat (plateformes), mesure de représentativité, numérique et e-syndicalisme.
Question
[AVANT 2018] Les grands précédents historiques en matière de libertés publiques: des temps modernes jusqu’à la Révolution de 1789?
Réponse
Proposition de plan : ntro Accroche : De la limitation du pouvoir (Angleterre) à l’affirmation des droits naturels (Lumières/Amérique), un terreau de 1789. Problématique : Comment ces précédents ont-ils préfiguré les garanties de 1789 (DDHC) ? Annonce : I/Le modèle anglais de garanties procédurales et parlementaires ; II/Le tournant intellectuel et américain des droits naturels. I – Le laboratoire anglais : de la sujétion à la limitation du pouvoir A) Étapes : Petition of Right (1628), Habeas Corpus Act (1679), Bill of Rights (1689), Toleration Act (1689) – souveraineté du Parlement, garanties contre l’arbitraire. B) Portée : libertés procédurales (sureté, due process à l’anglaise), liberté religieuse relative ; influence en Europe continentale. II – Le socle philosophique et atlantique des droits A) Lumières : Locke (droits naturels, consentement), Montesquieu (séparation des pouvoirs), Rousseau (souveraineté populaire). B) Précédents américains : Virginia Bill of Rights (1776), Déclaration d’indépendance (1776), constitutions d’États – catalogues de droits ; retour en France via réformateurs et publicistes → DDHC 1789 (art. 1, 2, 7–9, 10–11). Ouverture française : Édit de Nantes (1598) / Révocation (1685) – va-et-vient de la tolérance ; remontrances parlementaires, crises de l’Ancien Régime (Maupeou) comme contre-exemples nourrissant 1789.
Question
[AVANT 2018] Expliquez: Ordonnance, TA Lille, 18 juillet 2014 [Référé-suspension contre l’arrêté « anti-mendicité » du maire d’Hénin-Beaumont ]
Réponse
Proposition de plan Intro: protection d’urgence des libertés (CJA L. 521‑2) I) Conditions (urgence; atteinte grave et manifestement illégale; qualité pour agir; preuve) II) Office du juge (injonctions sous 48h; contrôle proportionnalité; exemples – rassemblements, culte, enseignement) III) Limites & bilans (marge d’appréciation admin. ; standard de preuve; leçons des crises).
Question
[2018] Faut-il interdire la corrida ?
Réponse
Proposition de plan : Intro: évolution du statut (C. civ. art. 515‑14) I) Protections (pénal – sévices; civil – réparation; adm. – police, expérimentation) II) Tensions (traditions/économie vs bien‑être; exceptions – corrida, abattage) III) Perspectives (renforcement sanctions; contentieux associatif; influences UE).
Question
[2018] Faut-il supprimer l’aide juridictionnelle pour les auteurs d’actes terroristes?
Réponse
Intro — enjeu Accès au juge vs. sécurité nationale/budget. AJ = effectivité des droits (Loi 10-07-1991). I) Cadre Normes supérieures : DDHC art.16 ; CEDH art.6 ; Charte UE art.47 ; présomption d’innocence. Terrorisme : procédure spéciale, droits de la défense intangibles. II) Mise en balance Suppression générale = atteinte grave à l’égalité des armes → risque de censure (CC, CEDH). Jurisprudence clé : Airey, Artico, Croissant, Steel & Morris, Salduz. Voies proportionnées : anti-abus ciblé, recouvrement a posteriori, modulation barèmes, filtre des recours. III) Pratiques/Comparaisons France : modernisation AJ, désignations d’office maintenues. RU/ES/USA : pas de bannissement par nature d’infraction ; contrôle “means/merits”.
Question
[AVANT 2018] Le juge d’instruction a-t-il trop de pouvoir ?
Réponse
Le juge d’instruction dispose de pouvoirs d’enquête et de coercition étendus (perquisitions, interceptions, mises en examen, mandats), mais il est un magistrat du siège statutairement indépendant et tenu à l’impartialité (C° art. 64 ; Ord. 58-1270 ; CEDH art. 6 ; CPP art. 79 s.). Son office est inquisitoire et écrit, mais contradictoire : la défense peut demander des actes, contester les décisions et soulever des nullités (CPP art. 82-1, 81-1, 170 s.). Surtout, les décisions les plus attentatoires aux libertés ne relèvent plus de lui : depuis la loi du 15 juin 2000, la détention provisoire est décidée par le juge des libertés et de la détention (JLD), séparant poursuite de l’enquête et privation de liberté (CPP art. 137-1 s.). Ces pouvoirs sont encadrés par des contrôles multiples : recours devant la chambre de l’instruction (appel, vérification de la régularité et de la proportionnalité), contrôle de la Cour de cassation, exigences européennes d’indépendance/impartialité et de motivation (CPP art. 199 s. ; CEDH art. 6). Le parquet peut définir une politique pénale générale, mais ne dirige pas l’instruction, le juge restant maître de la conduite du dossier (C. org. jud., CPP). Les réformes 2000–2016 ont renforcé les droits de la défense (assistance de l’avocat, accès au dossier, garanties en garde à vue) et la traçabilité des actes (loi 15 juin 2000 ; loi 5 mars 2007 ; loi 14 avril 2011). Dès lors, avant 2018, on ne peut pas dire que le juge d’instruction ait “trop” de pouvoir : il a des pouvoirs forts mais contrebalancés par un juge des libertés, un contrôle juridictionnel étroit et par les standards CEDH de nécessité et de proportionnalité.
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
Question
[2019] En quoi le statut de l’être humain avant sa naissance pourrait-il être insuffisamment protecteur ?
Réponse
Parce que la personnalité juridique commence à la naissance, l’embryon/le fœtus n’est pas une « personne » au sens du droit positif : seules fonctionnent des fictions conditionnelles (infans conceptus) ouvrant certains droits à condition de naissance vivante et viable (C. civ. art. 725, 906). Il en résulte des angles morts : en pénal, l’homicide involontaire n’est pas recevable pour un fœtus (Cass. crim., 25 juin 2002) ; en civil, la réparation des dommages prénataux n’existe que si l’enfant naît vivant et viable (principe jurisprudentiel). La protection est donc indirecte et finalisée par d’autres intérêts : atteintes sanctionnées via les infractions commises contre la mère (violences, ITT), et encadrement de l’IVG/IMG où le législateur privilégie la liberté de la femme et la santé publique sans consacrer un droit du fœtus à la vie opposable (Cons. const. 94-343/344 ; C. civ. art. 16 ; CSP L.2212-1 s.). S’y ajoutent les régimes de recherche sur l’embryon et de PMA/embryons surnuméraires, autorisés sous conditions (intérêt scientifique, consentements, encadrement éthique), qui nourrissent des critiques sur la dignité et le risque de sélection lié au diagnostic prénatal/préimplantatoire (CSP L.2151-5 s., L.2131-1 s.). En somme, faute de personnalité juridique avant la naissance, la protection de l’être humain prénatal demeure fragmentée, conditionnelle et principalement médiatisée par la situation de la mère ou par des équilibres législatifs variables ; d’où le reproche récurrent d’une protection insuffisante malgré l’affirmation du « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (C. civ. art. 16).
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
Question
Sujet : Pensez-vous que le féminicide doit être inscrit au sein du Code pénal ?
Réponse
En l’état, le Code pénal réprime déjà très sévèrement les homicides commis sur la conjointe/ex-conjointe via des circonstances aggravantes (meurtre/assassinat sur conjoint, partenaire ou ex) et par la prise en compte possible d’un mobile sexiste pour diverses infractions ; la politique pénale parle de « féminicide » sans en faire, à ce jour, une incrimination autonome (C. pén. art. 221-1 s., 221-4 ; DDHC art. 8). Créer un délit/crime autonome de “féminicide” aurait une portée symbolique (nommer le phénomène, améliorer la visibilité statistique), mais pose des enjeux de légalité/précision (définir « tuer parce que femme » et en rapporter la preuve), de redondance avec les aggravations existantes, et de risque contentieux (hiérarchie des victimes, égalité : DDHC art. 6). La voie la plus solide juridiquement paraît être un renforcement ciblé : étendre/affermir l’aggravation liée au mobile sexiste pour l’homicide, prévoir un étiquetage procédural/statistique obligatoire (« mention féminicide » dans la procédure/casier), et surtout muscler la prévention (ordonnances de protection, bracelet, évaluation du danger, hébergement, formation des acteurs) — tout en conservant le noyau répressif actuel (proportionnalité, sécurité juridique) (C. pén. art. 132-71-1 s. ; DDHC art. 8).
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
Question
Sujet : Êtes-vous favorable à la suppression de l'exigence de loyauté de la preuve au procès civil ?
Réponse
Je ne suis pas favorable à la suppression de l’exigence de loyauté en matière de preuve civile. Sans ce garde-fou, on encouragerait des atteintes graves à la vie privée, au secret des correspondances et aux secrets protégés (affaires, médical, avocat), au risque de dénaturer le procès et de dissuader la participation de bonne foi (C. civ. art. 9 ; C. pr. civ. art. 9 ; principes directeurs du procès, art. 10, 11 CPC). L’exigence de loyauté est le corollaire d’un procès équitable et contradictoire (CEDH art. 6). Pour autant, la loyauté n’est pas un absolutisme : déjà avant 2018, le juge civil pouvait ordonner des mesures d’instruction préventives (référé probatoire, CPC art. 145) et admettre des procédés discutables quand ils étaient indispensables et faiblement attentatoires, sous contrôle de proportionnalité (mise en balance entre droit à la preuve et droits fondamentaux) (CEDH art. 6 ; C. trav. ex. contrôle de l’employeur sous conditions). La bonne direction n’est donc pas la suppression, mais une clarification : présomption d’irrecevabilité des preuves illicites/déloyales, avec porte étroite d’admission lorsque la preuve est indispensable, qu’aucun autre moyen loyal n’existe et que l’atteinte est strictement nécessaire et proportionnée. En pratique : privilégier les outils loyaux (constat d’huissier, expertise, saisie-contrefaçon, production forcée de pièces art. 11 CPC), encadrer mieux l’accès aux données numériques, protéger les secrets (filtrage/juge de la confidentialité), et sanctionner les manœuvres frauduleuses (nullités, dommages-intérêts, amendes civiles). Ainsi, on préserve à la fois l’efficacité probatoire et la dignité du procès (CPC art. 1, 9, 10, 11, 145 ; CEDH art. 6).
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
Question
[2024] Étiez-vous favorable à la constitutionnalisation de l’IVG ?
Réponse
Proposition de plan : Intro: valeurs en tension (dignité, autonomie, santé publique) + actualité (constitutionnalisation IVG 2024) I) Cadre juridique (CSP; CEDH art. 8; consentement/traçabilité; intérêt supérieur de l’enfant) II) Points sensibles (délais/conditions; égalité d’accès; clause de conscience; contrôle du juge) III) Évolutions (progrès médicaux; comparative UE; garde‑fous éthiques).
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
Question
[2023] La liberté d’expression des parlementaires?
Réponse
Proposition de plan : Intro: cadre & enjeu (DDHC art. 11; CEDH art. 10; immunités éventuelles) I) Sources/régimes spéciaux (parlementaires art. 26 C°; magistrats/avocats – déontologie) II) Limites & contrôle (diffamation/haine; ordre public; test « nécessité/proportionnalité » CEDH, Handyside) III) Défis actuels (réseaux sociaux, responsabilité plateformes LCEN; équilibre sphère pro/perso; comparaisons UE).
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
Question
[2023] La vidéo-surveillance et le droit à la preuve?
Réponse
Proposition de plan : Intro: droit au respect de la vie privée (CEDH art. 8; RGPD) I) Bases de licéité & acteurs (art. 6 RGPD; finalité/minimisation; DPO; droits personnes) II) Conciliations (sécurité/droit à la preuve; proportionnalité; anonymisation/pseudonymisation) III) Tendances (IA/caméras intelligentes; décisions CNIL; privacy by design).
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
Question
[2023] Le principe d’indépendance des avocats?
Réponse
Proposition de plan : Intro: exigence d’indépendance/impartialité (CEDH) I) Statuts/garanties (nomination, discipline, hiérarchie; séparation des fonctions) II) Risques & contrôles (apparence d’indépendance; directives de politique pénale; contrôle juridictionnel) III) Réformes (convergence avec standards européens; transparence/responsabilité).
🔒
Contenu Premium
Cliquez pour débloquer
🚀

Débloquez 96 cartes supplémentaires

Accédez à toutes les cartes de ce thème avec un abonnement Premium

✨ Passer à Premium